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Déc 03

Le masculin, au-delà des stéréotypes.

Le Bon (?)

Le regard vers l’horizon : un dessein, une vision. Le Bon, la Brute, le Truand. Quel rapport avec ce qui suit ? Au moins le nombre 3 !

Pour construire son masculin personnel authentique? Voici trois traits masculins fondateurs…

d’après les articles d’un recueil de recherches scientifiques universitaires[1].

1 L’homme, les hommes se réalisent par le travail et ont besoin en premier de la réussite professionnelle.

Cela nous ramène à la traditionnelle répartition les hommes au boulot les femmes à la maison.

Selon un chercheur québécois Marc Chabot (pourquoi tant d’hommes se suicident-ils ? 1998) « le sens même de l’identité masculine se trouve dans le monde du travail et il est le seul véritable chantier de réalisation de soi pour les hommes. »[2]

En même temps il y a l’opposé, des hommes se réalisent en dehors de leur travail qui est secondaire, juste un gagne-pain.  Pour eux la maison la famille les loisirs sont premiers. On cultive son jardin, comme l’a écrit Voltaire. Entre ces deux opposés, une tension, qui fait éclater certains couples.

Pour les hommes le rapport au travail est une variable, un repère par rapport auquel chacun se positionne et se construit son identité.

2 Le masculin : dynamisme, agressivité, compétition, transgression.

Voici une deuxième information : à l’école les garçons sont beaucoup plus sanctionnés ou punis que les filles Ils collectent entre 75 % et 84 % des punitions. Et lorsque ce sont les femmes, les maîtres-ses, qui punissent le pourcentage des garçons parmi les punis atteint 88 % !

Comment cela s’explique ? Les garçons méritent ce qu’ils subissent, ils sont beaucoup plus transgresseurs que les filles.

Ou bien le système scolaire n’est pas adapté au genre masculin. On demande encore souvent aux élèves d’écouter ou d’obéir passivement à des consignes.

Or le masculin se caractérise par le dynamisme, l’agressivité, l’esprit de compétition, la transgression.

Ce n’est pas seulement le produit de l’éducation, de l’idéologie, et des stéréotypes.

C’est l’effet de l’hormone dite mâle la testostérone.

Effet nécessaire : l’acte sexuel homme/femme se réalise par une transgression masculine, corporelle, territoriale.  C’est une condition de la procréation.

Mais des garçons tranquilles, appliqués, et des hommes qui sont plus dans la coopération la collaboration l’empathie cela existe aussi.

3 Dans les couples, les comportements se calent sur les codes hérités, dès que l’enfant parait.

C’est une troisième donnée : lorsqu’un couple se constitue, du fait de notre société ouverte et fondée sur le principe d’égalité, hommes et femmes ont tendance à adopter des positionnements très proches et donc ce sont deux individus non pas identiques mais proches dans leurs comportements, leurs manières d’être, qui vivent ensemble.

Puis dès que l’enfant parait, alors le plus souvent, les comportements sexués et genrés se retrouvent, le paternel, le maternel se différencient et les positionnements deviennent plus complémentaires. Mais certains refusent cette complémentarité, le paternage ne se distingue pas beaucoup chez eux du maternage. Peut-être les mêmes qui préfèrent la maison et la famille à la réussite professionnelle.

Complémentarité cela ramène à cette remarque de Françoise Kourilsky dans un de ses livres[3] ; pour elle il existe 2 types de situations relationnelles, la situation où les deux personnes sont similaires et celle où elles sont complémentaires. Dans le cas de la similitude la difficulté le risque c’est la rivalité et l’agressivité.

Cela aide à comprendre que dans un couple spontanément (hop !) hommes et femmes finissent par retrouver les comportements, les codes hérités mais encore une fois ce n’est pas général.

Ma position c’est que ces codes que parfois on appelle de manière péjorative stéréotypes ne sont pas seulement hérités de l’histoire ils ne sont pas ce qui subsiste d’une société patriarcale qui aujourd’hui est en train de s’atténuer tout au moins dans certaines parties du monde.

Les stéréotypes, les codes, les représentation s’enracinent dans le biologique et le physiologique.

Par rapport à ces codes chacun doit se positionner, soit en les intégrant, soit en les refusant, ou encore en trouvant avec ces codes sa propre définition, sa propre configuration.

Au-delà des généralités et des statistiques c’est se construire un Je masculin personnel de même que d’ailleurs les femmes ont à se construire un Je féminin personnel.

Bref il y a des codes, mais il y a du jeu ! Toujours par rapport au roc de la réalité, c’est-à-dire les organes masculin et féminin :

le pénétrant / le pénétrable

 le solide / le liquide

l’extériorité / l’intériorité.

Construire son masculin en opposition ou discordance à ce roc, c’est s’exposer à manquer de cohérence, et en souffrir, en particulier dans sa sexualité.

Et le nombre trois dans tout cela : Les trois patriarches, la Sainte Trinité, et le triangle œdipien.

COACHING DE VIE[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

[1] Masculinité Etat des Lieux. Ss dir Daniel WELZER-LANG Chantal ZAOUCHE GAUDRON.2011.

[2] P 205

[3] Françoise KOURILSKY : du Désir au Plaisir de changer. 2014. 5ème édition.

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