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Déc 12

Inhibition Dépression Troubles Sexuels Guérir

L’inhibition et l’estime de soi

L’inhibition c’est une retenue devant les actes banals de la vie. S’adresser à quelqu’un, prendre une initiative, exprimer son point de vue, sortir de chez soi…Il y a des degrés dans l’inhibition. On pourrait le mettre sur le compte d’un manque de motivation, de la lassitude, de la routine. L’expression « à quoi bon » reflète cet état.

En réalité l’inhibition est surtout reliée au manque de confiance et d’estime de soi. Cela peut être le résultat des messages négatifs reçus dans sa vie, qui aboutissent à une démobilisation. Des échecs répétés, ou des événements où l’on n’a pas été reconnu, où l’on a été même dévalorisé, ont atteint l‘estime de soi, qui est à reconstruire.

L’inhibition et l’angoisse

Quelqu’un d’inhibé souffre forcément aussi d’angoisse ou d’anxiété. Car il est empêché de mobiliser son énergie, par la perception négative qu’il a de lui-même. Et cela l’empêche aussi de susciter des rencontres, et d’avoir une vie sexuelle normale. L’angoisse pompe alors son énergie en friche.

Mais le lien avec l’angoisse joue aussi en sens inverse : la personne s’empêche d’agir, parce que cette action risquerait de provoquer son angoisse.

En effet s’affirmer c’est se séparer. C’est affirmer sa différence. C’est pourquoi si on n’est pas vraiment séparé on peut ressentir de l’angoisse à prendre la parole, à aborder une femme et aux moindres actes de la vie sociale. Le remède : la construction de soi. Devenir séparé.

Inhibition et procrastination.

Procrastination : un mot assez barbare, mais à la mode. C’est la difficulté ou l’impossibilité de prendre une décision, donc une forme d’inhibition. Pourquoi pouvons-nous avoir des difficultés à prendre une décision ?

Parce que la décision…
1 élimine des possibilités :

On ne veut pas renoncer à toutes les possibilités sauf une. L’impossibilité de décider peut-être mise en relation avec l’angoisse de la mort. Car la décision s’identifie à une perte, la perte de toutes les possibilités qui s’offraient à nous avant d’en choisir une seule.

2 nous fait entrer dans l’inconnu.

Les conséquences de la décision sont inconnues. Ce qui pousse à la décision c’est le désir, l’intérêt pour ce qui va se produire, c’est l’anticipation positive. Apprendre à décider, c’est possible : cela nécessite de prendre conscience de l’enjeu, non d’une décision, mais du fait de décider. C’est tout simplement décider de vivre, comme quand on décide de se jeter dans l’eau, mais cela peut nécessiter un travail d’introspection pour déceler et lever les freins qui nous en empêchent.

Contre l’inhibition: accepter le plaisir, avoir soif de l’avenir.

Nous sommes inhibés dans une activité parce que cette activité procurerait une satisfaction, un plaisir, auquel on considère inconsciemment qu’on n’y a pas droit, cela renvoie au manque d’estime de soi ou à une éducation dans laquelle le plaisir a été dévalorisé, condamné au nom d’une morale restrictive.

Au fond être inhibé c’est reculer devant le nouveau que nous rencontrons. Or l’être humain est selon les psychologues cognitivistes spontanément à la recherche du nouveau.

La peur de vivre est reliée fondamentalement à l‘angoisse de mourir et à l’angoisse de solitude. Seul un travail de fond dans lequel on affronte les questions existentielles, tout en se construisant comme personne unique et indépendante, permet de passer de l’inhibition au pari de se jeter à l’eau et de vivre.


La dépression et le burn out : changer sa vie.

La
dépression est cet état dans lequel on n’a plus envie de rien,
sinon se coucher et attendre,
pleurer parfois, et on se trouve dans l’incapacité de faire quoique ce soit. Il
y a cependant des degrés dans la dépression, entre la dépression profonde et
« l’état dépressif ». Elle survient souvent à la suite d’un choc,
ou d’une situation dans laquelle on a l’impression de perdre ce qui était sa
raison de vivre.

Elle a le mérite de mettre au jour en soi une béance, un vide, dans certains cas le souvenir d’un traumatisme ancien. C’est pourquoi cela peut-être une chance. Une chance pour se guérir des blessures enkystées qui se mettent à faire effet à nouveau, et se reconstruire.

Une chance de
rencontrer son désir authentique.

En effet la
dépression, même si elle est provoquée par une situation présente, un ici et
maintenant, nous impose de nous interroger sur notre fragilité : comment
se fait-il que tel ou tel événement nous a fait craquer, nous a fait nous
effondrer ? Notre vie, peut-être, était construite sur du sable. Pour
reprendre ici la métaphore de l’arbre, nos racines étaient peu profondes, ou
encore le tronc était à côté de ses racines.

Sortir de la dépression nécessitera de créer les
conditions d’un nouveau départ dans sa vie.

Troubles sexuels.

La sexualité cela ne trompe pas.

Que ce soit quand on y va et que l’on s’aperçoit que ça cloche, ou quand on n’y va pas, parce qu’on sait qu’on va y rencontrer l’angoisse. Cela ne trompe pas parce que l’on y investit les profondeurs de soi.  Parce que l’acte sexuel nous met face à la vie et à la mort.

Face à la vie,

… parce que dans le cas d’une relation hétérosexuelle, c’est une matrice de la vie que l’homme pénètre avec son sexe, similaire à celle d’où l’on est soi-même sorti.

Face à la mort,

…parce que cet acte est potentiellement créateur d’une vie nouvelle, qui nous met devant la succession des générations, et face à notre propre mort.

Le nombre
d’hommes qui souffrent de troubles sexuels est très élevé : 40 %
. Pour en dresser la liste je
laisse la parole à Freud, qui les énonce comme symptômes d’inhibition :

« Chez l’homme l’inhibition s’établit principalement aux points suivants : la libido se détourne au début du processus (déplaisir psychique), les conditions physiques préalables ne se réalisent pas (absence d’érection), l’acte est abrégé (éjaculation précoce) -ce qui peut aussi bien être décrit comme un symptôme positif -ou suspendu avant son terme naturel (absence d’éjaculation), l’effet psychique ne se produit pas (la sensation voluptueuse de l’orgasme n’est pas éprouvée) ».

Ces cinq affections, l’angoisse, l’addiction, l’inhibition, les troubles sexuels, peuvent être présentées séparément pour en distinguer les effets et les ressentis. En réalité ils ne sont jamais isolés mais associés, par exemple angoisse/inhibition/troubles sexuels.

Ils proviennent d’un manque de détermination de votre identité.

Si vous êtes dans un de ces cas de figure, que faire ?

Un travail de fond…

Si vous êtes un homme, la (re)construction de votre masculinité,ou un ajustement de votre positionnement, sera une dimension centrale de votre parcours.
 

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