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Juil 04

Le masculin gentil ? Non !

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Arrêtons le bavardage sur le masculin et la virilité aujourd’hui. Partons de la réalité.

Le propos de cet article est de montrer que l’agressivité est inhérente au genre masculin. Et que les hommes n’ont pas à la réprimer, mais à la diriger vers des buts d’intérêt commun.

Je réagis ainsi à un article d’une coach dont le titre est la place de l’homme aujourd’hui mais aussi à tous ceux qui dénonçant à juste titre la violence et la domination masculines, et demandant aux hommes d’y renoncer, sont incapables de définir le masculin aujourd’hui autrement que par de vagues comportements qui peuvent être au fond communs aux hommes et aux femmes.

Le masculin, une place, une fonction, un positionnement ?

S’agit-il d’une place ? En tout cas l’article en question ne définit pas la place dont il parle. Difficile de parler d’une place de l’homme.  C’est plutôt une fonction.  Être un homme c’est assumer sa fonction. A commencer sa fonction dans la relation sexuelle, sa fonction dans la procréation. Et la fonction paternelle.

Assumer cette fonction nécessite un certain positionnement: il existe un positionnement masculin.

La position masculine

Ce qui caractérise la position masculine et donc la virilité c’est la position de retrait. D’où ce qui caractérise le plus le comportement masculin c’est le détachement.  Oui ! ce détachement nécessite de maîtriser ses émotions. Non à la confusion entre contrôler maitriser et réprimer! Toute action utile aux autres et efficace sur la réalité nécessite de maîtriser ses émotions, que l’on soit une femme ou un homme.

Le défi du masculin c’est d’articuler ce positionnement de retrait avec l’affirmation de ses responsabilités dans le couple, dans la famille, en tant qu’homme.

Les pères absents les pères manquants

L’incapacité à s’affirmer au masculin est responsable de maux dont souffrent les hommes, ceux dont le père a manqué pour reprendre le titre d’un livre de Corneau, père manquant fils manqué. L’absence ce n’est pas seulement ne pas être présent physiquement c’est aussi ne pas être présent dans la relation au garçon.  Par incapacité à trouver sa place de père en général associée à un manque d’affirmation de la virilité ou de la masculinité comme on voudra.  Dans ce cas parler de l’une ou de l’autre finalement n’a pas d’importance.

Il y a donc deux sortes de pères manquants celui qui n’est pas présent physiquement, souvent quelqu’un qui se réfugie dans un engagement professionnel total.  Celui qui est présent mais dont la présence ne se distingue pas ou peu de la présence de la mère.

Le socle de l’identité masculine

A l’exemple de cet article cité plus haut, dans la plupart des articles sur le masculin, il manque la référence à ce qui constitue le socle de l’identité masculine, le roc de la position masculine sans laquelle on en arrive à un discours creux qui repère de vagues différences comportementales associées à une injonction de renoncer aux excès de la virilité en particulier la violence et la domination.

Je ne vois pas comment on aide ainsi un homme à assumer sa fonction d’homme, avec une femme, et à assumer sa place de père avec ses enfants.

Aussi puisque l’on n’en parle pas ou très rarement, (l’article mentionné plus haut n’y fait aucune allusion) je vais rappeler ce qui constitue la différence des sexes et qui fonde en même temps la complémentarité entre une femme et un homme, ce que j’appelle le roc de la réalité, et la portée existentielle, pour les hommes et pour les femmes, de l’affirmation par les hommes de leur virilité ou masculinité comme on voudra. Ce n’est pas mon propos aujourd’hui, de les définir l’une par rapport à l’autre.

La différence des sexes : une portée existentielle.

La différence des sexes à une portée existentielle : tout être humain jusqu’à présent est issu d’un homme et d’une femme.  C’est le fondement de toute vie.  Considérer cela permet de ne pas tomber dans les banalités très floues et très vagues sur le masculin et le féminin.

1 Dans la relation sexuelle l’homme est pénétrant et la femme est pénétrable.  Dans la relation sexuelle la femme se concentre sur ce qui est à l’intérieur d’elle, dans son intimité et l’homme se concentre sur ce qui est à l’extérieur de lui une femme.

2 Dans le processus de création d’un être humain, événement vital, existentiel, s’il en est et dont je prétends que c’est lui qui détermine ensuite, variables selon les époques et les civilisations, un positionnement masculin et un positionnement féminin sont facilement repérables. La gestation du petit d’homme (et de femme) se déroule à l’intérieur du corps féminin et l’homme qui a participé brièvement à sa procréation lui reste extérieur.

3 Le système hormonal est cohérent avec ces différences de fonctions dans la procréation.  L’hormone dite mâle, la testostérone produite en particulier par les testicules, a pour fonction et effet de développer l’agressivité.

Ce “roc de la réalité” détermine les différences de genre.Elle est fondée sur une dissymétrie plus qu’une différence.

Développer son agressivité

L’étymologie d’agressivité (et d’agression) c’est aller vers. Cette agressivité est nécessaire, car elle est cohérente avec la pénétration, parce que la pénétration du corps d’une femme par le sexe viril nécessite une part d’agressivité.  Un homme a besoin d’accepter et même de développer cette agressivité au sens d’aller vers pour assumer sa fonction et c’est aussi ce qu’une femme attend de lui tout simplement. La pénétration est en soi une transgression, ne l’oublions pas.

L’article dont je parle se termine par ces mots “Toutes les mutations opérées par les hommes, expression de la sensibilité, de l’émotion, réinvention de la paternité, investissement de la sphère privée sont une chance pour un meilleur équilibre des relations entre les hommes et les femmes. Le vrai débat serait celui de la complémentarité.”

Le problème c’est que l’article ne définit pas en quoi réside cette complémentarité, ne parle pas de son enracinement dans le sexe, dans la sexualité, et dans la procréation.

J’ajoute ce point: les hommes ont une forte propension à considérer leur femme comme leur possession.  D’ailleurs dans le langage d’autrefois il la posséda était une métaphore de l’acte sexuel. Les hommes d’aujourd’hui doivent renoncer à la possession, comportement pourtant encore bien ancré.

Le grand défi du masculin d’aujourd’hui…

…C’est de développer son agressivité caractérisée par l’initiative et la combativité. Des qualités qui par ailleurs peuvent-être développées par des femmes, avec bonheur et au profit de tous. C’est d’assumer et développer leur agressivité tout en renonçant à toute forme de domination et de violence. Et de la diriger vers des buts utiles à la société, dans le respect d’autrui, en particulier des femmes.

Des études récentes ont montré que dans les grandes entreprises plus on trouve de femmes à la direction plus l’entreprise prospère. Mon expérience m’a fait connaître que des femmes qui ne singent pas le masculin, manifestent une manière spécifique de diriger, plus dans l’écoute plus dans l’incitation, moins dans le commandement.

Les hommes auraient aussi tout intérêt à s’en inspirer, tout en cultivant leur positionnement spécifique.

Il y en a qui y réussissent.

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