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Mai 14

Psychiatres et Psychanalystes

A propos d’une pétition qui relance le combat.

Voici Gaston Lampedusa (les noms ici sont presque purement imaginaires) un homme de 65 ans qui se destinait à la médecine ; mais qui, au bord de la piscine, a renoncé à se jeter à l’eau ; il n’a donc jamais travaillé, il souffre selon le diagnostic médical, de névrose obsessionnelle. Il est allé de psychiatre en psychiatre, d’antidépresseur en antidépresseur, bien sûr sans payer. Il habite encore dans l’appartement que ses parents ont quitté pour le cimetière.

Voici maintenant Emile Sitruk, 49 ans, une femme, un métier, quatre enfants et déjà vingt ans de « consultations » hebdomadaires ou bi hebdomadaires devant des psychiatres libéraux, des cachets à prendre quotidiennement. Cet homme ne relève pas de la psychiatrie. Mais il lui rapporte.

J’appelle cela le triangle infernal de la psychothérapie médicale. Aux trois angles du triangle : 1 le patient, qui voudrait aller mieux, mais pas trop déterminé à sortir de sa névrose, par crainte du changement dans sa vie que cela devrait nécessiter. 2 Le psychiatre, qui n’est absolument pas thérapeute: des clients fidèles, presque à vie, et qui ne demandent pas beaucoup d’investissement personnel et professionnel. La routine. 3 la sécurité sociale qui rembourse et les médicaments et la visite chez le psychiatre. C’est-à-dire les assurés sociaux.

J’appelle ces psychiatres des rentiers de la sécurité sociale.

Et je propose que la psychiatrie en libéral soit encadrée, voire supprimée. J’ai connu par ailleurs de près ou de loin pas mal de psychiatres, et parmi eux des professionnels vraiment engagés dans leur métier, qui en ont une vision humaine, et qui sont animés d’un vrai désir.

Et la science ? Ce substitut de phallus que brandissent les signataires de la pétition. Ne pas confondre les enquêtes scientifiques, les protocoles scientifiques d’évaluation des effets de telle ou telle action, avec la démarche thérapeutique, qui, elle ne peut pas être scientifique, car elle est fondée, en thérapie individuelle, sur la rencontre et le compagnonnage de deux êtres. Le réel échappe toujours à la science, surtout quand il prend la forme d’un humain, dont l’être a à voir avec l’infini. J’aime à ce propos cette expression du poète Jacques Roubaud, qui était également mathématicien, « l’infracassable noyau de vérité ».

Sur un sujet sensibles dans le pamphlet contre la psychanalyse publié il y a deux jours : le diagnostic. Ce serait scandaleux de ne pas faire de diagnostic. Je cite, moi, Irvin Yalom, il est psychiatre, aux Etats-Unis, et le deuxième conseil sur 80  de son livre l’Art de la thérapie est : « éviter le diagnostic . (réservé aux compagnies d’assurance). ». Pour se mettre d’accord, entre psychanalystes et psychiatres, ne suffit-il pas de reconnaître qu’ils ne se confrontent pas, ou en tout cas ils ne devraient pas, aux mêmes catégories de patients, correspondant grosso modo à névrose et psychose. Et ce qui est indispensable dans un cas, les psychoses, est contre-indiqué dans un autre : les névroses ; pour les raisons que développe Irvin Yalom dans le livre cité plus haut, dit simplement, parce que cela enferme et le thérapeute, et le patient.

La psychothérapie est une quête de sens,

une quête de sa vérité, l’émergence ou la libération d’un désir, par contre ce qui anime les groupements professionnels, que ce soit psychiatres psychologues psychanalystes… c’est le sectarisme et l’esprit de boutique, engendré en partie par la rivalité, je veux dire la concurrence. Et la prétention à détenir à soit tout seul la vérité.

Au moment de commencer mon activité, j’ai rendu visite à quelques professionnels, à une psychanalyste, par exemple, géographiquement proche et comme je lui parlais de coaching elle m’a dit : la psychanalyse et le coaching sont incompatibles. Et elle m’a indiqué pour preuve un livre écrit par un psychanalyste contre le coaching, un pamphlet, un procès dont le verdict est décidé à l’avance.

Je suis psychanalyste et coach et en même temps je m’inspire du « développement personnel ». Et il n’y a pas d’incompatibilité, car ce qui unit tout cela, c’est le patient, qui est au centre et qui est un.

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